samedi 15 septembre 2012

Journée du patrimoine au Futuroscope


Ce vendredi 14 septembre le parc avait invité les poitevins, dans le cadre de la journée du patrimoine, à rencontrer Denis Laming, architecte qui a conçu les bâtiments du parc de l’image.
Il apparaît Frèle, appuyé sur sa canne dans une tenue décontractée, et souhaite la bienvenue aux personnes présentes:
<<Quand en 1983, le Président Monory m’a invité à venir voir le site sur lequel il avait en projet de construire un “parc du futur”, face à cette étendue de champs cultivés, le défi était de taille !
Monory, un visionnaire, un homme de conviction et de progrès qui, fier du patrimoine historique de la Vienne, souhaitait ajouter à ses trésors d’architecture romane, à l’ancrage du département dans l’histoire, un site tourné vers l’avenir. Son projet: un parc s’ouvrant sur les technologies nouvelles (en 83, internet et les produits dérivés n’en étaient qu’à leur balbutiement) comprenant un site ludique (le futuroscope) et un site d’accueil aux technologies de pointe (la technopole) tournés vers l’intelligence et le savoir (et savoir faire)
C’était forcément un projet ambitieux et d'avant garde, les critiques n’ont pas manquées, mais droit dans ses bottes, face au vent debout, il avait raison, l’ensemble du site en est la preuve.
Mais en tant qu’architecte urbaniste, restait à mettre tout ça en équation !
Pour ce qui est du futuroscope où les attractions sont tournées vers l’image, il fallait prendre en compte la spécificité de cette orientations. Des salles propices à la projection de films, utilisant les techniques les plus avancées en la matière, incluant des écrans hors norme et des espaces fonctionnels imposés par cette technologie novatrice, et tout ça dans un confort optimum pour les spectateurs. Restait à habiller ces bâtiments, leur donner un “look” d’avant garde, les intégrer dans un espace urbanistique. L’ensemble du site s’intègre dans un espace ayant la forme d’une oreille “à l’écoute de l’univers”.
Le premier bâtiment qui sortira de terre est cette structure dominée par une boule, figurant le levé du soleil sur l’univers.
Viendront ensuite le Kynémax qui est un défi aux lois de la pesanteur et demandera des prouesses d’exécution tant aux entreprises concernées qu’aux fournisseurs (St Gobain n’avait jamais jusque là été confronté aux problèmes que posait cette architecture.) Des façades en surplomb, des panneaux de verre non étanches laissant passer la pluie mais lui conférant une légèreté à l’ensemble.
Aujourd’hui encore, soit 25 après l’ouverture du parc au public, il n’a pas connaissance d’un site comparable dans le monde et il sait de quoi il parle alors qu’il initie des projets en Chine, dans les émirats etc ...

croquis originaux


le chantier
En forme d'oreille ouverte sur l'univers
Nuits magiques
Futuroscope et technopole
Projet de Denis Laming pour les émirats

La soirée se poursuivait par la visite des coulisses des salles de projection avec les explications des techniciens  sur le matériel et les films utilisés


vendredi 7 septembre 2012

Comment qualifier cette soirée où 1000 “acteurs” (le mot artiste ne s’appliquant pas à ces choristes bénévoles) se sont produits devant plus de 7000 spectateurs ?
Le mot qui me vient à l’esprit: Mémorable
Dans cet écrin de verdure dominé par l’emblème du Futuroscope, son premier bâtiment qui affiche 25 ans, cette boule géante qui fut longtemps l’image du parc de loisir, les pelouses en pentes accueillent les spectateurs. Face à eux, les gradins qui vont recevoir les choristes, qui constituent le joyau de cette soirée. Le crépuscule en cette soirée de fin août, nimbe ce décor accentuant le mystère entourant cette structure. Les projecteurs illuminent ces gradins pour l’instant vides et soudain, tout s’anime ! Le long ruban multicolore craché par les 3 accès réservés dans la structure, s’écoule en 6 serpentins gravissant les différents niveaux. Les 800 choristes et les 200 enfants, heureux de se produire dans un tel environnement s’installent en un ordre impeccable.
Au pied des gradins un espace recevant l’orchestre symphonique scintille sous les feux des projecteurs mettant en valeur les cuivres et percussions.
Tous les acteurs sont en place, il règne une athmosphère d’attente d’un grand évènement souligné par le Directeur du Futuroscope mettant en exergue la dimension “imaginaire” du parc et  l’oeuvre d’Etienne Perruchon, présent dans la foule.
Reste à mettre cet ensemble en mouvement, les deux chefs Dorothée et Augustin Maillard sont les déclencheurs attendus. Et magiquement leur baguette ouvre le spectacle:
Tagni viconia! éclate révélant dès les premières notes la puissance d’un tel ensemble.
Le langage imaginaire de l’auteur compositeur s’épanouit dans cet univers dédié à l’image et conçu pour provoquer le rêve. L’alternance des choeurs, enfants (bien en évidence tout de blanc vêtus) adultes, solistes, orchestre, forme une architecture musicale qui transporte les spectateurs dans un univers insolite, harmonieux, servi par la puissance de ce choeur exceptionnel. Les spectateurs sont sous le charme et réagissent aux différents rythmes des mélodies, vivent intensément ce moment magique, participent en chantant avec le choeur la Vidjamée, sous l’impulsion d’Etienne Perruchon venu rejoindre les solistes
Et, quand à la fin, dans le but de marquer ce vingtcinquième anniversaire le choeur entonne
<<Joyeux anniversaires>> les 7000 spectateurs se fondent en un immense choeur.



Etienne Perruchon auteur-compositeur de Dogora 

mercredi 8 août 2012

Le chant choral: mode d'emploi


Le chant choral : une valse à mille voix

Le chant choral, c'est la fusion d'individus dans un groupe !
Chaque choriste est un rouage dans un ensemble où il apporte sa contribution en fondant sa voix dans un chœur, chacun de ces rouages, comme dans les pendules anciennes, a son importance.
Quelle joie quand des êtres humains se prennent la main, s'associent et « s'attellent » à une œuvre avec pour objectif de faire briller, de restituer l'esprit qui a guidé le compositeur de l’œuvre.
S'inscrire dans un tel projet, c'est accepter d'ahaner sur une partition pendant la phase « apprentissage », d'en déchiffrer les clefs avant de la maîtriser, d'en saisir les nuances, de s'en pénétrer, avant de prendre plaisir à l'offrir au public.
Pour nous guider dans ce parcours, nous nous appuyons sur les compétences du chef de chœur qui transmet l'esprit de l’œuvre, qui nous guide et corrige les erreurs pendant la période apprentissage, qui nous insuffle son esprit et son ressenti, indique les nuances, pour qu'au final nous puissions donner en concert l'interprétation la plus fidèle de l’œuvre du compositeur.
Cette joie que nous ressentons, nous voulons l'offrir au public, à tous ceux qui souhaitent la partager avec nous, en communion le temps d'un concert. Dans le chœur, il n'y a plus d'âge, plus de  conditions sociales différentes, en chœur nous sommes tous égaux, nous ne formons plus qu'un dans une grande famille. La joie est la force qui nous anime , force qui fait de nous des frères.
Une choral est un univers d'exception où se côtoie des gens de tous horizons, de tous âges, dont l'objectif est de travailler ensemble des œuvres musicales. Nous trouvons en général 4 parties dans un chœur où les femmes sont pour la plupart du temps les plus nombreuses. 
Parmi les voix de femmes,nous trouvons donc des sopranos ( les voix les plus hautes, ) Ensuite les Altos
Chez les hommes : les ténors et les basses.
Tous ces « pupitres » suivant les morceaux à interpréter, peuvent se subdiviser en sopranos, alto, ténors, basses 1 et 2, ce qui donne 8 « voix »
Au rythme d'une répétitions par semaine (pour les chorales amateurs) nous travaillons un répertoire que nous avons défini en début d'année (scolaire) et établissons un programme intégrant des dates de concerts.
Sauf cas très exceptionnel, tout le monde peut pratiquer le chant choral. Les cordes vocales sont des muscles qui, comme tous les muscles de notre corps, se travaillent et s'améliorent dans la pratique.



vendredi 25 mars 2011

Construire Autrement".

Il ne s'agit pas de surfer sur une mode mais de changer notre façon de construire parce que nous n'avons plus le choix.. Il est urgent des respecter l'environnement, ne plus puiser sans compter dans les réserves fossiles, rejeter des gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement climatique. Pour y parvenir il faut construire en prenant à notre compte ces mots qui nous sont de plus en plus familiers : sain, naturel, éco, écolo, ecologique, bio, bioclimatique, durable, passif, performant, économe... La liste n'est pas limitative. Ces qualificatifs doivent maintenant devenir des objectifs.



Equitable :
Il s'adresse à tous les ménages sans aucunes discriminations d'aucune sorte, dans la limite d'une condition physique adaptée aux efforts qu'induit l'autoconstruction
Vivable :
Participants à toutes les décisions concernant l'aspect architectural, les plans, les options (choix des matériaux, coloris etc ..) les maisons sont à votre image.
Durable :
Un Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le bois dans tous ses aspects est le matériau bioclimatique par excellence : ossatures, charpente, menuiseries, isolant. A Haïti, alors que les maisons « béton » se sont écroulées, les anciennes maisons « coloniales » à colombage ont résisté.
Environnement :
Construire Ecologique c'est choisir le mode de construction dont l'empreinte sur la planète est la plus faible. C'est aussi Construire sain pour ceux qui : fabriquent, construisent entretiennent et recyclent le bâtiment en fin de vie ;
- vivent ou travaillent dans le bâtiment.

dimanche 20 février 2011

Le Futuroscope comme cadre


Philippe Jonvel, Président de la chorale « Prélude » est aussi cadre au Futuroscope. Le parc, dédié à l’image, cédant à la gentille pression de Mme Raffarin, marraine d’une association pour les non voyants, ouvre un espace dédié au handicap de la mal voyance. « Les yeux grands fermés » C’est un espace plongé dans l’obscurité totale, dans lequel, guidé par un aveugle les visiteurs font un parcours initiatique. Tous les autres sens éveillés, le visiteur tente de deviner le lieu où il se trouve en se basant sur les bruits, les odeurs des différentes salles qu’il parcourt.
Début mars, nous sommes conviés, Dorothée, Augustin, Dominique et moi, à une réunion au Futuroscope. Nos interlocuteurs : Dominique Hummel Président du parc, Mme Raffarin en tant que marraine des « Yeux grands fermés » Claude Foucher, Président de Rétina France, Philippe Jonvel. Le but de cette réunion est d’organiser pour le 15 avril, date de l’inauguration de cet espace, un rassemblement de chorales qui donneraient quelques morceaux de leurs répertoires.  Cette initiative était dans le droit fil de ce que Rétina organise chaque année avec « mille chœurs pour un regard ». Prenant la parole, je présente l’association « Concerts en Vienne » ses buts, ses objectifs. Je conviens qu’une telle organisation ne posait pas de problèmes majeurs, mais que nous avions beaucoup mieux en « magasin » : Le Canto.
Toutefois, l’organisation d’un concert ne pouvait se faire en si peu de temps, il fallait prendre en compte la disponibilité des solistes, instruments et instrumentistes.
Les officiels présents tiquent un peu car le but de cette réunion était, à leurs yeux, l’organisation de la journée inaugurale. Après un léger flottement où l’on a senti qu’on allait être remercié, D Hummel reprend la balle au bond et demande des précisions. La date retenue : 18 juin. Le parc, compte tenu de ses restrictions budgétaires, se cantonne dans le lieu d’accueil, charge à « Concerts en Vienne » d’endosser tous les risques financiers. Sachant en sous main qu’on pourrait obtenir de la part de relations de Mme Raffarin, un soutien potentiel, sans savoir sous quelle forme, nous acceptons le challenge.
Deux mois et demi, c’est très court pour mettre en place tous les paramètres qu’implique un tel concert.

Le budget de départ, ne prend en compte que le plateau artistique (instrumentistes, solistes, chefs de chœur), la SACEM,

La diffusion (imprimerie affiches, tracts, programmes)

Les accessoires techniques : Gradins choristes, sonorisation, le transport de ces éléments.
Très vite nous nous rendons compte que la sono, en plein air, pour une bonne diffusion du son, il fallait mettre le prix. Les réunions de coordination avec les responsables du Futuroscope, révèlent que le poste « sécurité » (contrôle des installations et accessoires techniques, poste croix rouge, équipement électrique) fait monter sérieusement les coûts.



Le peu de temps imparti, ne nous laisse pas la possibilité de monter des dossiers de subventions, la seule source de financement possible, c’est la vente d’espaces publicitaires dans le programme. Lors de l’inauguration officielle des « Yeux grands fermés », nous sommes mis en contact avec un professeur de l’hôpital Necker, relation de Mme et Mr Raffarin, qui se révélera un partenaire très efficace en nous mettant en contact avec des entreprises travaillant dans le domaine de la vue.
Merci également à Marie-Elise Guilloux de « Tapis rouge » qui a su frapper aux bonnes portes locales pour vendre des encarts. C’est donc avec un budget en équilibre que nous pouvons aborder la phase finale : Le concert du 18 juin.
Sur le plan du « faire savoir », Centre Presse une fois de plus se révélera un partenaire efficace, France3 se contentant d’une page WEB sur son site internet, très bien faite, mais combien de spectateurs se sont ils décidés, à partir de ce support ? Radio France bleue a ouvert son antenne avec parcimonie, radio accord également.
Le fait que nous ayons eu une bonne couverture l’an dernier, que le Canto a été donné 7 fois déjà, n’a-t-il pas créé un sentiment de déjà dit auprès de ces médias ?

Week-end de la polyphonie
Nous avons peut être péché par excès d’optimisme, en proposant à plus de 4000 chorales (40 départements) l’accès au parc, avec en prime notre concert et, la possibilité à leur tour le lendemain, de donner quelques morceaux de leur répertoire.
Une dizaine de chorales ont répondu, pour dire que c’était trop tard, engagé dans d’autres projets.
Pour notre prochaine « aventure » (2008) est il envisageable de renouveler l’opération, en négociant avec le parc, la gratuité aux chorales s’inscrivant dans le projet, pour le lendemain ?

Le concert du 18 juin :
Quelle soirée ! Quel bonheur !
Vraiment on ne pouvait rêver mieux (si non un peu moins chaud).
Mais ce cadre !

Ce public enthousiaste, debout et en redemandant encore et encore !
Des choristes tellement heureux de chanter cette oeuvre qui vous prend et vous donne la chair de poule.
Des choristes aussi au bord des larmes à l'idée que l'on tournait la page du Canto dans ce "happy end"
Ces "décideurs" conquis par la puissance dégagée par le choeur, séduit par la musique et les rythmes de Théodorakis ! Étonnés de voir l'engouement suscité dans le public.
Vraiment on ne pouvait rêver meilleure apothéose.
Le chant choral a conquis ce 18 juin ses lettres de noblesse départementale et la clé d'accès à la vitrine du département: Le parc de l'image.



Je garde aussi à l'esprit, l'élan de bonne volonté où, malgré la fatigue (surtout causée par la chaleur) tout le monde a participé au démontage des infrastructures, dans la bonne humeur.
Ces colonnes de fourmis dévalant la pente en pleine nuit, chargées d’éléments de la structure des gradins, croisant celles qui remontaient les mains vides.
Chapeau bas M’sieurs dames, vous avez été épatants !
Lundi matin, quand l’équipe chargée de ramener à la FOL, les éléments des gradins était en action, Charles Triguéros, le régisseur du parc, m’a adressé ses félicitations pour la manière dont nous avons évacués les encombrants et la netteté du site, débarrassé de toutes matières polluantes. On est reparti la tête haute.

Mon complice Philippe
L’organigramme du Futuroscope est constitué d’une foultitude de Directeurs aux cartes de visites bien remplies, occupant des fonctions dont le commun des mortels ne soupçonne pas l’existence. Dans ce méandre, il est difficile de savoir quelles sont les personnes décisionnaires. Nous, pauvre amateurs, considérés au départ comme tel par les « Responsables de la communication interne et du marketing stratégique » et autres « Responsable partenariat marque et média » ou « Responsable relation presse et relations extérieures ». Perdus dans ces subtilités hiérarchiques, nous avons eu beaucoup de mal à trouver le bon interlocuteur (trice), celle qui prendra en main le projet et nous fera confiance. Heureusement nous avons dans la place notre cicérone qui saura nous piloter dans ces arcanes peuplées de pièges. Philippe s’est montré tout au long du projet, l’homme ressource. Il ne s’est pas passé un jour sans que nous ne nous concertions pour anticiper les problèmes qui se dressaient sur le chemin au fur et à mesure de l’avancement du projet, pas un jour sans que nous échangions des idées, mettions en commun nos suggestions.
Amitié



Petite conclusion temporaire de D et A
Pour nous, exercer notre passion qui est devenue notre métier, pouvoir choisir nous-mêmes les morceaux qu'on va monter, travailler avec des chanteurs ayant la même passion que nous, certes ayant un autre métier, mais qui peuvent mettre ces autres capacités professionnelles au service des projets, et au final, lever les bras et entendre sonner cette musique magnifique devant nous, tout celà est pour nous une grande chance et un grand bonheur !
Comme on disait dans l'éditorial du programme : on est tous des maillons d'une grande chaîne, maillons de fonctions différentes, mais c'est justement l'addition de ces différences qui permet la réalisation de projets supers !
Bref, pourvu que ça dure !!

La catastrophe du tsunami.


Début janvier, beaucoup de choristes, choqués par cette catastrophe, se sont manifestés pour que nous participions à ce grand élan de solidarité. Pas question de monter le Canto, mais de solliciter les chorales de la Vienne pour organiser un concert  au profit de l’Asie sinistrée. A partir de « Muse » le répertoire réalisé par le conseil général, nous contactons les chorales pour leur proposer une manifestation salle Lawson Body.
Une vingtaine de groupes vocaux répondent présent, ce qui représente environ 700 choristes.
Soucieux de trouver une association caritative, autre que les grands « machins » où les fonds récoltés se perdent dans la masse, nous menons une recherche. Notre critère principal était de trouver une entité ayant un projet bien précis, projet que l’on pourrait suivre afin que l’argent récolté soit utilisé à des fins connues, répertoriées, avec des responsables sur lesquels on pouvait mettre un visage. Plusieurs projets correspondaient à ce critère, celui qui était le plus convainquant était celui drivé par ORCADES, une association de la Vienne en relation avec une ONG basée au Tamil Nadu, région du sud de l’Inde. Son projet était tellement convainquant qu’il avait été agréé par la municipalité de Poitiers et le conseil régional. Afin de bien appréhender le projet, les dirigeants d’Orcades nous avaient invités à participer à une vidéo-conférence entre Pondichéry et l’hôtel de région.
Avec Dominique nous nous y rendons et effectivement, la vidéo permet d’échanger entre les responsables de l’ONG et les personnalités poitevines présentes, dont Ségolène Royal. A l’issue de cette séance, il est proposé de faire un tour de salle pour connaître la motivation et la disponibilité des gens présents. Quand notre tour arrive, nous expliquons notre projet d’organisation d’un concert au profit du Tamil Nadu. Aussitôt les collaborateurs de la Présidente de région notent nos coordonnées. Dès le lendemain je suis contacté par les technocrates de la région qui manifestent leur désir de nous aider dans la préparation et l’organisation du concert. Je mets tout de suite les choses au point en expliquant que nous ne souhaitions pas donner une tournure politique à l’évènement. Ils jurent de leur bonne foi et demandent dans quelle mesure ils peuvent nous aider. Notre intention étant de « tirer » des programmes citant les chorales inscrites et le répertoire qu’elles nous ont donné, avec un petit mot succinct sur les buts et les raisons de ce concert. Ils me répondent qu’ils peuvent se charger de photocopier ces programmes en 2000 exemplaires. Je précise qu’avant toute action nous voulons donner notre accord sur la maquette du document. Quelle n’est pas ma stupeur quand je reçois de l’attachée de presse, ce document où il est fait état que c’est à la suite de la position prise par Ségolène Royale que nous avions décidé d’organiser cette manifestation et que cette action s’inscrivait dans le plan d’aide élaboré par le conseil régional.
Ma réaction ne s’est pas faite attendre et au téléphone je leur ai dit ce que m’inspirait cette façon de tirer la couverture à eux et que, compte tenu de cet état de fait, nous nous chargerions d’assurer le tirage du programme. Avec mille excuses réitérées ils me disent de n’en rien faire et qu’ils se chargeaient de la photocopie en reprenant intégralement le texte initial. Ouf ! on l’a échappé belle.
Le soir du concert, la Présidente de Région entourée de son staff, était présente à la salle Lawson Body. Les susceptibilités des politiques sont sans limites. Le soir du concert, Maryse Lavrard, m’a pris à parti en disant <<Qu’en acceptant la présence de Ségolène, je prenais les chorales en otages>> Ce concert a permis de récolter 3545€ que l’on a remis à ORCADES.